De l’intérêt de proposer une prise en charge ostéopathique à vos salariés atteints de lombalgie

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Par SANTECLAIR

Si les bienfaits de l’ostéopathie sont largement reconnus pour la prise en charge des troubles musculo-squelettiques en population générale, la promotion du recours aux soins ostéopathiques dans le contexte professionnel est peu documentée. Pourtant, les troubles musculo-squelettiques sont de loin les plus fréquents parmi les maladies professionnelles. C’est dans ce contexte que Santéclair a mené une vaste étude clinique observationnelle pour objectiver l’intérêt du recours à l’ostéopathie face à un type de trouble musculo-squelettique fréquent et donnant lieu à des arrêts de travail nombreux et répétés : la lombalgie.

 

Les conséquences des lombalgies : un coût réel pour les entreprises

Les chiffres de l’Assurance-Maladie sont très significatifs et soulignent l’enjeu que représente la lombalgie pour les entreprises[1] : cette affection concerne plus de 4 actifs sur 5, c’est le deuxième motif de consultation chez le médecin qui donne lieu à un arrêt de travail 1 fois sur 5. La lombalgie représente 30 % des arrêts de travail de plus de 6 mois et 20 % des accidents du travail, avec des arrêts de travail d’une durée de 2 mois en moyenne. Le mal de dos impacte donc la santé des salariés mais aussi celle des entreprises : il représente un coût évalué à plus d'un milliard d'euros par an du fait de l’indemnisation des pertes de revenus des salariés affectés, entraîne des problèmes de désorganisation et de baisse de productivité ainsi que d'absentéisme (12,2 millions de journées de travail perdues par an en raison d’une lombalgie, soit l’équivalent de 57 000 emplois à temps plein).

 

Le terrain de l’étude : 19 sites d’entreprises de la répartition pharmaceutique ayant permis de constituer une cohorte représentative de 222 salariés souffrant de lombalgie

L’étude avait pour objectif de mesurer à 4 mois l’impact d’une prise en charge ostéopathique en entreprise (3 séances séparées en moyenne de 3 semaines), auprès de salariés souffrant de lombalgie :

  • d’abord sur les arrêts de travail en lien avec ce trouble (critère principal),
  • et également sur les activités de la vie quotidienne, l’intensité de la douleur, la consommation de soins annexes et la satisfaction des salariés (critères secondaires).

Pour cela, les DRH des entreprises impliquées ont informé l’ensemble de leurs salariés de la mise en place de l’étude et ce sont 222 salariés souffrant de lombalgie qui ont suivi le protocole et complété des questionnaires d’évaluation à J0 (inclusion dans l’étude), à J45 (fin des séances) et J120 (fin de l’étude).

 

Les résultats de l’étude : baisse des arrêts de travail pour lombalgie grâce à la prise en charge ostéopathique et confirmation de nombreux bénéfices associés pour les salariés concernés

A l’inclusion dans l’étude, 29 salariés avaient eu au moins un arrêt de travail pour lombalgie sur les 4 mois précédant le début des séances, soit 13,1% de la cohorte. A la fin de l’étude, ils ne sont plus que 17 à déclarer au moins un arrêt de travail, soit 7,7% de la cohorte.

Cette étude montre donc que la prise en charge ostéopathique permet une diminution de plus de 40% de la proportion de salariés en arrêt de travail lorsqu’ils souffrent de lombalgie (de 13,1% à 7,7%).

En outre, l’exploitation des résultats met en évidence une série de bénéfices connexes statistiquement significatifs pour les salariés : diminution de l’intensité de la douleur et de la consommation de soins liés la lombalgie (médicaments et kinésithérapie), amélioration des capacités fonctionnelles, de la qualité de vie au quotidien et au travail.

Enfin, la satisfaction des salariés rejaillit naturellement sur la vision qu’ils ont de l’entreprise et la confiance qu’ils lui accordent : 95% des salariés ont considéré que l’entreprise devrait organiser des séances d’ostéopathie régulièrement sur le lieu de travail.

Pour en savoir plus sur l’étude et l’évaluation de l’opportunité de mettre en place une prise en charge en ostéopathie en entreprise : Caroline TOUIZER, directrice du Lab Innovation Santé chez Santéclair (ctouizer@santeclair.fr).