Monde Post-Pandémique : Avantages et risques de la gestion d'une main-d'œuvre à distance

De Marc KOFFI
Sr Entreprise Account Executive
TOPIA

Si le travail à distance était un sujet plus ou moins d’actualité selon les entreprises, il est désormais clair que la pandémie Covid-19 a servi de catalyseur pour en faire une alternative économiquement et (surtout) socialement crédible dans le “monde d’après”. Progrès technologiques aidant, de nombreuses organisations entament leur évolution - voire leur révolution - sur ce sujet, envisagent plus de flexibilité dans la définition du lieu de travail et accélèrent leur transformation digitale.

Il est par exemple intéressant de noter que l’entreprise Microsoft dit avoir réalisé en deux mois ce qui aurait normalement demandé deux 2 ans, à cause de la pandémie.

 

Avec cette flexibilité arrivent de nouvelles notions telles que les “missions virtuelles” consacrant le profond ancrage du travail à distance et son corollaire de gestion d’une main d’oeuvre localisée dans le monde entier, capable de collaborer et de créer de la richesse à distance.

 

 

Ce nouveau monde du travail à distance (volontaire ou pas) révèle déjà  des enjeux inédits en terme de réglementation et de conformité, tant les bouleversements sont importants d’un point de vue RH, légal, financier et fiscal pour ne citer que ces domaines.

Les règles de collecte fiscale vont très probablement gagner en complexité et ne manqueront pas de devenir un enjeu financier avec la tendance à la généralisation du travail à distance, des missions virtuelles et plus généralement du travail virtuel. Le feuilleton à rebondissements entre l’entreprise Apple et l’UE est là pour rappeler à quel point la taxation du travail virtuel est centrale mais complexe.

 

Dans un récent article de blog nous donnons un aperçu de ces enjeux fiscaux, financiers et réglementaires liés à la gestion d'une main-d'œuvre distante. La directive sur les travailleurs détachés, les inévitables évolutions réglementaires post-Covid, la nécessaire flexibilité dans la définition du lieu de travail exposent les entreprises et les individus à de risques réglementaires inédits.

 

D’un autre côté, avec ces risques arrivent également de nombreuses opportunités pour les collaborateurs et les organisations. Dans cet autre article de blog nous évoquons les avantages financiers qu’une entreprise peut tirer d’une main-d'œuvre différemment localisée. En plus de réaliser des économies sur le coût des bureaux, toute entreprise capable de prouver que certains de ses collaborateurs ont pu travailler en dehors d’une ville peut générer de considérables économies sur les impôts et taxes habituellement collectées par la ville en question, pour tout travail réalisé dans sa juridiction (par ex. la taxe UBT dans les états de New York ou de San Francisco).

 

Pour les collaborateurs, aux importantes économies de transport vers le lieu de travail s’ajoutent de véritables opportunités fiscales pour certaines fonctions. L’une des plus insolites est la possibilité de profiter du visa pour nomades digitaux et s’expatrier sous certaines conditions vers des pays à la fiscalité plus avantageuse (par exemple l'Estonie ou les îles Barbades).

De quoi alimenter la compétition fiscale entre états et complexifier un peu plus les enjeux d’attractivité des entreprises qui devront faire évoluer leurs politiques de rémunération et de localisation pour rester attractifs.

 

La clé pour être en mesure de gérer efficacement les risques et opportunités d’une main-d’oeuvre distante réside dans la capacité à suivre et rendre compte de l'empreinte mondiale de vos collaborateurs.

C’est quelque chose que la technologie peut adresser aux côtés des équipes RH, Comp&Ben et Finance en apportant plus d’efficacité opérationnelle et de traçabilité, en minimisant les risques d’erreurs et en optimisant l’exposition fiscale.

 

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