C&B : Ce que veulent les DRH

photo

Interview de :
Nathalie LIEBERT
People Director cluster France Benelux Canada
LEO PHARMA

Comment avez-vous choisi votre C&B ?

Les critères de choix d’un C&B dans un environnement international se portent d’avantage sur sa capacité à comprendre la stratégie et les enjeux du groupe pour les traduire au travers de la politique de rémunération globale, laquelle sera déclinée dans les filiales. Inutile d’être un expert en avantages sociaux de chaque pays, mais il doit être capable d’intégrer dans sa réflexion, le cadre règlementaire et les spécificités locales pour l’articuler au mieux avec les programmes corporate. Enfin il doit être en capacité de construire le plan de financement durable accompagné d’un ROI de chacune de ses propositions.

En matière de softskills, il est doté d’une capacité d’analyse, de synthèse et d’une habilité à travailler en matriciel pour convaincre les décideurs et embarquer les RH des pays.

 

Le périmètre du C&B s’élargit, aujourd’hui qu’attendez-vous de celui-ci ?

Le déploiement des SIRH dans quasiment toutes les organisations offre une opportunité considérables aux C&B d’avoir accès à une quantité de données de rémunérations et ce - en temps réel ;  de construire un benchmark interne et de le confronter aux benchmark externes (fonctionnels, sectoriel ou géographiques);

J’attends donc de lui qu’il m’apporte avec une grande réactivité, les informations et outils d’aide à la décision pour piloter les chantiers de rémunération, les négociations et autres politiques salariales, mais aussi pour être plus attractif et réduire le turnover.

 

Selon vous, le C&B de demain, c’est qui ?  

Résolument digital, le C&B de demain sera aidé ou augmenté par l’IA,  pour construire les modèles de rémunérations, évaluer les risques de telle ou telle politiques salariale et améliorer la rétention des talents. Le C&B de demain sera donc une fonction clé pour l’entreprise, éminemment stratégique dans nos entreprise internationales et très concurrentielles.